Muhammad Sultân, petit-fils préféré d'Amir Timur, fit construire
près de la citadelle une madrasa et un couvent pour derviches.
Lorsqu'il mourut en 1403 lors d'une campagne en Iran, Timur lui fit
édifier un mausolée à proximité de ce petit ensemble religieux, en y
ajoutant une coupole nervurée de briques émaillées culminant à 32
mètres pour le rendre visible de loin.
Quatre ans après sa mort en 1405, lors d'une tentative de conquête
de la Chine, son petit-fils Ulugh Beg y fait inhumer Timur auprès de
son maître spirituel, Mir Sayyid Baraka. Dans la salle funéraire
décorée d'inscriptions coraniques or et bleu, une dalle de néphrite
vert sombre et six de marbre blanc marquent les tombeaux de Timur,
de son maître spirituel et de quelques uns de ses enfants et
petits-enfants.
Tamerlan, l'Esprit de la Guerre Amir Timur avait averti que de grands malheurs s'abattraient sur
ceux qui tenteraient d'ouvrir sa tombe.
En dépit de cette menace, une mission scientifique soviétique
dirigée par par le médecin légiste russe Mikhail Gerasimov exhume
l'Émir de Transoxiane le 22 juin 1941. Au même moment, Hitler
déclenche l'opération Barbarossa et envahit l'Union Soviétique. En
raison de la guerre, le corps ne sera ré-inhumé que deux ans plus
tard. Le même jour, la capitulation allemande met fin au siège de
Stalingrad.