Officiellement, les combats de coqs sont
interdits en Indonésie.
Dans chaque maison, pourtant, on peut en voir sous des cloches en osier, et la
principale distraction des hommes,
le soir,
est de prendre soin de leur coq, de l'entraîner, de se réunir pour aiguiser leur
combativité.
Puis, plus ou moins discrètement, si l'on s'éloigne un peu de la place
principale et que l'on contourne le bâtiment,
les éperons d'acier sortent des poches, les coqs sont mis en présence.
En quelques minutes d'attaques foudroyantes, presque impossibles à suivre des
yeux, le sort de l'un d'eux sera scellé.
L'argent aura changé de mains.
Le propriétaire vaincu devra élever un autre animal, le vainqueur soigner son
champion mal en point.