Matinée de danses au monastère de Gedensi,
où la foule est contenue par le toujours impressionnant service d'ordre
monastique.
Pour accueillir le lion des neiges, des
quantités de petits papiers porte-bonheur sont jetés, les premiers
pétards ponctuent certaines danses qui se déroulent dans la fumée et
l'odeur de la poudre.
Les danses sont avant tout
des rituels, qui plus est des rituels "terribles", c’est-à-dire destinés à
exorciser le mal en invoquant des divinités puissantes, rituels que les
spectateurs ne sont qu’admis à regarder.
C’est en fait la
seule occasion pour un laïc tibétain de pouvoir observer les moines dans une
pratique liturgique élaborée. A l’origine, ces danses étaient effectuées à
l’intérieur des temples, et c’est probablement vers le XVe s. qu’elles devinrent
publiques. Depuis cette époque, les diverses écoles religieuses tibétaines sont
régulièrement agitées par des controverses portant sur la question de savoir
s’il est approprié ou non de montrer ces danses à un public non initié.